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Recherche : l’Allemagne mise sur l’ouverture internationale

À l'heure où les problèmes se mondialisent, tout autant que les marchés, le gouvernement allemand veut favoriser l'internationalisation de la recherche et de la formation en Allemagne. Il a adopté une stratégie en ce sens et la ministre de l'Éducation et de la Recherche, Johanna Wanka, en a présenté les contours en février 2017. « Le principe fondamental est celui de l'ouverture et la stratégie celle de la coopération et du travail en réseau », a-t-elle dit. « La science doit être indépendante de la nation et du lieu ».

Pour l'Allemagne, il s'agit de consolider sa position dans la compétition pour attirer les meilleurs cerveaux, innover et conquérir des marchés. Mais il s'agit aussi d'assumer sa part de responsabilités dans la résolution des problèmes du monde.

Car aucun pays ne peut plus trouver seul des réponses à des questions comme le réchauffement climatique, la transition énergétique, les atteintes à l'environnement, la santé ou la sécurité alimentaire. Plus que tout autre, le domaine de la recherche passe par la coopération internationale.

Laboratoire

La recherche allemande, déjà très ouverte à l'international

L'internationalisation de la recherche s'est accélérée ces dix dernières années en Allemagne. 60 % des chercheurs allemands ont fait un séjour durable à l'étranger au cours de la dernière décennie. Et inversement, la République fédérale a accueilli sur son sol un nombre croissant de chercheurs étrangers depuis 2008. Aujourd'hui, près de la moitié des publications scientifiques allemandes sont réalisées dans le cadre d'une coopération internationale.

Avec la Finlande, la Suède, le Danemark et l'Autriche, l'Allemagne figure, par ailleurs, parmi les pays qui investissent le plus dans la recherche et le développement (3 % du PIB en 2015).

Enfin, elle se classe au 5e rang des pays qui attirent le plus d'étudiants étrangers derrière les États-Unis, la Grande-Bretagne, l'Australie et la France.

Priorités

La stratégie allemande comporte plusieurs priorités :

  • renforcer la coopération pour stimuler l'excellence
  • déployer la capacité d'innovation allemande à l'international
  • développer vers l'étranger les systèmes de formation et de qualification
  • associer les pays émergents et en développement à l'élaboration de la société de la connaissance
  • trouver des réponses communes aux défis actuels

Berlin dépensera, par exemple, 41 millions d'euros en 2017 pour développer les capacités de recherche en Afrique sub-saharienne et cinq millions d'euros par an à partir de la mi-2017 pour accroître la coopération avec d'autres pays industriels et émergents dans le domaine de l'apprentissage, sous la forme de partenariats public-privé. C'est la première fois que l'apprentissage est inclus dans une stratégie d'internationalisation de la formation en Allemagne.

L'Europe figure également en bonne place dans les projets du gouvernement allemand. Berlin veut accélérer le développement d'un espace de recherche commun. Il reste beaucoup à faire en la matière, notamment pour améliorer l'implication des petits États.

Erasmus, 30 années de succès

Par contre, en ce qui concerne la formation, l'Europe peut se targuer d'un succès certain. Le programme Erasmus, qui fête cette année ses 30 ans, a transformé l'Europe en permettant à 10 millions d'étudiants d'aller étudier dans un autre pays. À l'heure actuelle, 37 % des étudiants de niveau licence ont réalisé une partie de leur cursus à l'étranger. L'objectif est d'atteindre un taux de 50 %.

Retrouvez l'article original du 2 février 2017 sur le site du Centre d'information de l'ambassade d'Allemagne (CIDAL) : Recherche : l'Allemagne mise sur l'ouverture internationale.