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Université franco-allemande : Patrice Neau prend la tête de l'UFA

17 avril 2013

Patrice Neau a pris le 1er janvier la succession d'Otto Iancu à la tête de l'Université franco-allemande. De nombreux défis l'attendent cette année, notamment la promotion des doubles-diplômes auprès des entreprises. TEXTE : SEBASTIEN VANNIER



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Chapeautant près de 150 doubles cursus universitaires franco-allemands et réunissant aujourd'hui plus de 5 300 étudiants, l'Université franco-allemande (UFA) est devenue en un peu plus de dix ans un acteur incontournable des relations entre les deux pays. Elle a d'ailleurs été au cœur du fameux Agenda 2020 entre les deux gouvernements qui souhaitent notamment voir doubler le nombre de ses étudiants d'ici à l'année 2020. Vice-président depuis début 2012, c'est donc Patrice Neau, professeur de civilisation allemande, qui est désormais à la tête de l'organisme situé à Sarrebruck. Dans le cadre de ses fonctions à Nantes, il a lui-même mis en place un double cursus sur l'analyse des pratiques culturelles avec Düsseldorf, codirigé plusieurs thèses en cotutelle et est également devenu évaluateur pour l'UFA.


Doublement du nombre de diplômés


Avec Patricia Oster-Stierle, professeure à Sarrebruck, qui vient d'être élue à la vice-présidence à partir du 1er janvier, les défis ne manquent pas en effet: "Notre carnet de route est fixé par l'Agenda 2020, explique Patrice Neau, et la mission principale sera donc de mettre cet objectif du doublement du nombre de diplômés en œuvre, notamment au niveau financier. Depuis les débuts de l'UFA en 1999, nous avons accueilli 23590 participants au sein de nos doubles cursus. Je vois le plus gros potentiel d'augmentation dans nos programmes de recherche où nous avons beaucoup de demandes et où notre université a un rôle moteur à jouer."


Ces objectifs passent aussi par l'accroissement de la notoriété de l'UFA : "Nous avons certes une bonne réputation dans le milieu universitaire des deux pays. Reste à accroître notre notoriété auprès des décideurs politiques et surtout des entreprises. Montrer à celles-ci, dans tous les domaines, l'étendue des com- pétences de nos doubles diplômés." Ces défis ambitieux rendent en particulier nécessaire une nouvelle structure de financement des cursus intégrés. Mise en place cette année, cette nouvelle procédure prévoit que les doubles cursus puissent chercher des financements auprès d'entreprises ou d'institutions. L'UFA, qui économise ainsi quelques dépenses, verse alors une prime supplémentaire. "Cette mesure n'a pas fait que des heureux, reconnaît Patrice Neau, mais pour une première année, c'est encourageant. Cela nous a permis d'économiser 130 000 euros que nous pouvons utiliser pour d'autres programmes."


TEXTE : SEBASTIEN VANNIER