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Entretien en Allemagne : les points forts du candidat français

Après de multiples candidatures envoyées en Allemagne, vous êtes enfin parvenu à décrocher un entretien dans l'entreprise ou la start-up de vos rêves ? Suivez-donc ces quelques recommandations pour ne pas laisser la timidité vous gagner lors de la rencontre avec le chargé des ressources humaines et maximiser ainsi vos chances d'être le Mitarbeiter idéal !

Valoriser votre profil francophone

Peu importe l'offre à laquelle vous avez postulé en amont, si le recruteur a pris le temps de vous convier à un Vorstellungsgespräch, c'est très certainement parce qu'un profil francophone est le bienvenu dans l'entreprise. Certaines annonces ne s'adressent d'ailleurs parfois qu'aux candidats ayant pour langue maternelle le français. Dans ce cas, il n'est pas rare que vos compétences en allemand passent au second plan. Vous pouvez alors vous rendre à l'entretien sans trop d'inquiétude si votre allemand est encore hésitant. En revanche, si l'entreprise précise qu'elle recherche un profil « multitask » capable d'intéragir avec l'ensemble des collègues et services, vous avez tout intêret à posséder une certaine maîtrise de la langue de Goethe avant l'entretien... et à le prouver sans détour une fois assis face au recruteur : si on vous pardonnera certaines fautes de grammaire, seul un minimum de fluidité dans votre discours vous garantira d'être pris au sérieux par votre interlocuteur !

Peu d'expérience ? Votre cas est loin d'être unique !

Vous venez d'arriver en Allemagne et craignez de passer pour le jeunot de service sans plus-value réelle à apporter ? Rassurez-vous, votre situation ne créera pas l'étonnement parmi les recruteurs allemands ! En effet, peu nombreux sont les jeunes allemands pouvant se prévaloir d'une expérience professionnelle étoffée avant la fin de la vingtaine. Ils pénétrent en général assez tard sur le marché du travail. Les candidats français peuvent donc aisément mettre en valeur les diplômes obtenus avant 25 ans ainsi que les mutiples stages effectués en France ou ailleurs.

N'hésitez pas à jouer la carte de la rapidité, de l'efficacité et de la détermination lorsque vous évoquez votre parcours scolaire et vos premiers stages lors de l'entretien ! Ces derniers pourraient fortement impressionner le recruteur d'outre-Rhin qui se demandera comment vous êtes parvenu à passer tous ces obstacles aussi vite !

Recrutement en Allemagne : un pragmatisme qui vous sera bénéfique

On ne saurait aborder la question du recrutement outre-Rhin sans rappeler la distinction assez nette entre l'approche française et l'approche allemande. L'Allemagne, contrairement à la France, ne divise pas l'enseignement supérieur entre « grandes écoles » et « universités ». Autrement dit, si vous êtes diplômé d'un Bachelor ou Master d'une université de province, le recruteur allemand se focalisera avant tout sur le grade et l'intitulé de votre diplôme, ne faisant passer la provenance du fameux sésame que bien après. Il est par ailleurs évident que l'entreprise, en portant son choix sur un candidat d'origine étrangère, est pleinement consciente qu'elle ne pourra saisir la teneur dudit diplôme que de façon limitée. L'Allemagne aime ses écoles et ses universités et accorde un crédit indiscutable aux diplômés qui en sortent : une approche dont les entreprises font profiter les candidats du monde entier. Tirez-en parti !

Halte à l'uniformité : l'Allemagne aime les profils atypiques

Votre CV présente certains champs vides dont vous vous sentez peu fier ? Sachez que les recruteurs allemands savent faire preuve d'indulgence ! Prenez l'initiative d'évoquer en quelques mots au cours de l'entretien ce que vous avez fait durant ces périodes indéterminées : cours d'allemand ou formation ? Arrêt d'étude pour cause d'insatisfaction ? Voyages ou expériences à l'étranger ? Questionnement personnel ou bilan professionnel ? Voilà autant de termes qui ne sont pas mal connotés dans le monde du travail d'outre-Rhin. Les managers allemands se montrent assez flexibles sur les « erreurs de parcours » et invitent volontiers leurs collaborateurs à la remise en question au sein de l'entreprise. On notera enfin que l'engagement au sein d'une association (sportive ou de bienfaisance) est particulièrement bien vu en Allemagne.

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