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Emploi en Allemagne pour les jeunes : misez sur la mobilité en Europe !

21 octobre 2013

De nombreux jeunes restent sans emploi dans certains pays du sud de l'Europe. Or, au même moment, des milliers d'offres d'emploi peinent à trouver preneur dans les pays du Nord. Fort de ce constat, le Conseil européen a appelé, le 29 juin dernier, à faciliter la mobilité de la main-d'oeuvre au sein de l'Union européenne (UE).

La chancelière Angela Merkel et ses 26 partenaires souhaitent notamment exploiter le potentiel offert par EURES, le portail de la mobilité de la mobilité de l'emploi en Europe. Le programme pilote « Ton premier emploi EURES » propose des aides financières aux candidats et aux entreprises intéressés.

Aide financière du programme EURES

Ce programme s'adresse aux jeunes adultes âgés de 18 à 30 ans. Il permet, par exemple, à un jeune recherchant du travail en Allemagne de bénéficier d'un chèque d'un montant pouvant atteindre 300 euros pour se présenter à un entretien d'embauche. Si le candidat accepte l'emploi outre-Rhin, il pourra encore recevoir jusqu'à 900 euros d'aides à l'installation. Cet argent pourra lui servir, par exemple, à financer des cours d'allemand. De son côté, l'employeur pourra également solliciter une aide de 900 euros pour financer une formation ou un soutien linguistique. Une seule condition : le contrat doit être d'au moins six mois.

Emplois vacants au nord de l'Europe

Durant la phase de rôdage du programme « Ton premier emploi EURES », l'Allemagne espère permettre à au moins 5 000 jeunes adultes européens de décrocher un emploi d'ici à 2013. Avec un taux de chômage de seulement 8 % chez les moins de 25 ans et un manque croissant de main-d'oeuvre qualifiée dans certains secteurs (ingénierie, santé etc.), elle fait partie des pays prêts à embaucher des jeunes qualifiés de toute l'Europe. Il en va de même pour l'Estonie, la Lettonie, la Suède et la Belgique.

L'Allemagne et ses 26 partenaires souhaitent cependant aller plus loin. Dans ses conclusions, le Conseil européen du 29 juin appelle à « faire du portail EURES un véritable outil européen de placement et de recrutement ». Il suggère également d'« examiner la possibilité de l'étendre aux apprentissages et aux stages ». Des considérations qu'appuie pleinement la ministre allemande du Travail et des affaires sociales, Ursula von der Leyen.

Favoriser la mobilité des apprentis

« Il existe désormais des dizaines de milliers d'emplois vacants dans le nord, tandis qu'au sud, beaucoup de jeunes restent sans perspectives malgré de bons diplômes », regrettait-elle récemment accordée au Süddeutsche Zeitung. Or, les citoyens bénéficiant de la libre circulation des travailleurs au sein de l'UE, il n'existe aucune barrière à la mobilité, hormis celle de la langue. La ministre allemande propose donc d'augmenter les aides publiques pour financer des cours de langue, tout en incitant toutes les agences pour l'emploi nationales à exploiter le réseau EURES.

Mme von der Leyen est également favorable à l'extension d'EURES aux apprentis. Quelque 7,3 milliards d'euros issus du Fonds social européen (FSE), actuellement non utilisés, pourraient être mobilisés pour développer des projets dans ce domaine, souligne-t-elle. Dans ses conclusions, le Conseil européen du 29 juin appelait lui aussi à « intensifier les efforts visant à augmenter l'emploi des jeunes, et notamment à améliorer la première expérience professionnelle des jeunes [...], l'objectif étant que, en l'espace de quelques mois suivant leur sortie de l'école, [ils] se voient proposer un emploi de bonne qualité, une formation continue, un apprentissage ou un stage, pouvant bénéficier du soutien du FSE ».

Source : allemagne.diplo.de