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Allemagne: travailler ou rester à la maison pour garder les enfants ? Vers une nouvelle liberté de choix.

16 novembre 2011

Travailler ou rester à la maison pour garder les enfants ? Le gouvernement allemand ne veut plus que les parents allemands aient à prendre leur décision sous la contrainte des circonstances. Une nouvelle allocation a été créée en 2013 afin de leur offrir une véritable liberté de choix. Berlin presse, par ailleurs, les Länder d'investir pour atteindre les objectifs fixés en matière de construction de crèches.

« Les familles allemandes ne veulent pas être mises sous tutelle. Ce qu'elles désirent, c'est la liberté de choisir. Ma tâche consiste à les aider, pas à leur prescrire des modèles familiaux », expliquait à la mi-octobre la ministre fédérale de la Famille, Kristina Schröder.

Création d'une allocation de garde d'enfants

Dans cette perspective, le gouvernement allemand a annoncé lundi la création prochaine d'une nouvelle allocation de garde d'enfants. Elle sera destinée aux parents qui ne peuvent ou ne veulent pas obtenir une place dans une institution de garde pour leurs rejetons. Grâce à elle, il leur appartiendra de déterminer eux-mêmes s'ils souhaitent ou non réduire leur activité professionnelle, et dans quelle proportion.

La nouvelle allocation de garde d'enfants a été mise progressivement en place en 2013 et 2014. La première année, elle s'élevait  à 100 euros et était réservée aux parents d'enfants âgés d'un à deux ans. En 2014, elle a atteind 150 euros et a été étendue aux enfants de deux à trois ans.

Développement des modes de garde pour les moins de trois ans

Cette allocation est venue s'ajouter à l'ouverture d'un droit, pour chaque enfant de moins de trois ans, à bénéficier d'un mode de garde. Les pouvoirs publics (État fédéral et Länder) se sont, en effet, donné pour objectif de créer 750 000 places de crèche entre 2007 et 2013.  

Mme Schröder aavait ainsi rappelé  à l'ordre les Länder qui n'investissent pas assez. Il restait 400 millions d'euros dans l'enveloppe accordée par le gouvernement fédéral pour favoriser la construction de crèches et, sur les moyens accordés, 900 millions d'euros n'ont pas encore été sollicités. « L'argent de l'État est là, et le temps presse. Les Länder doivent préciser rapidement comment ils entendent atteindre les objectifs de construction en temps et en heure », a averti Mme Schröder.

Actuellement, 25,4 % des enfants de moins de trois ans bénéficient d'un mode de garde extérieur (place en crèche ou « nounou »). Ce chiffre est en augmentation de 2,3 % par rapport à 2010.

La famille demeure un idéal

Malgré la faiblesse de la natalité, la famille reste pour les Allemands une valeur sûre. Un récent rapport officiel sur la famille révélait que 81 % des personnes sans enfant de moins de 50 ans souhaitaient avoir un jour un enfant. Ce chiffre a bondit de huit points en trois ans.

Mais la difficulté à concilier vie professionnelle et vie de famille demeure un obstacle puissant. 58 % des personnes interrogées et les deux tiers des parents jugent que les conditions sont mauvaises pour la réussir. 81 % des pères de familles affirment même que l'amélioration de la conciliation entre travail et famille doit être la priorité de la politique familiale.

Voir l'article original sur le site du CIDAL : Berlin veut donner aux parents une véritable liberté de choix

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