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La faible retraite suite au mini-job en Allemagne

La faible retraite suite au mini-job en Allemagne

En mars 2018, on comptait pas moins de 7,6 millions de mini-jobs en Allemagne. Plus précisément, il s'agit d'emploi à temps partiel plafonné à 450 euros par mois, qui n'inclut presque aucune cotisation sociale, ni retraite. Plusieurs milliers de personnes risquent par conséquent de se retrouver dans une grande précarité lors de leur départ à la retraite, après avoir pourtant travaillé toute leur vie.

Mini-jobs en Allemagne : avantages du côté de l’employeur

70% des mini-jobs sont occupés par des femmes. Elles exercent un emploi à temps partiel rémunéré maximum 450 €/mois - appelé le Nebenjob en allemand. Pour l'employeur, ce type de contrat est intéressant car les charges sociales sont peu élevées.

En règle générale, cette activité professionnelle permet de compléter les revenus du partenaire qui, lui, travaille à plein-temps. Pour les personnes qui ont des enfants en bas âge, ce type de poste leur permet de garder une certaine flexibilité en termes d'horaires de travail.

Une étude réalisée par le journal Süddeutsche Zeitung montre les conséquences sur la retraite de ces personnes. Les cotisations versées aux caisses de retraite publiques par l'employeur étant très peu élevées, à raison de 3,11 € par mois, cela représente un montant de 140 € mensuels pour une personne à la retraite !

Les limites du mini-job en Allemagne

Les limites du mini-job en Allemagne

Au départ, le mini-job a été mis en place pour permettre à certaines personnes en difficulté de trouver un premier travail, une sorte d'emploi de transition. Mais le gouvernement s'est vite aperçu des limites de celui-ci.

Kristina Schröder (CDU), ancienne Ministre chargée de la Famille, a affirmé lors d'une interview que "le mini-job était une impasse pour de nombreuses mères à la recherche d'un travail régulier".

L'ancienne Ministre du Travail, Ursula von der Leyen (CDU), a proposé de verser un complément retraite aux personnes employées sous contrat mini-job, à condition qu'elles acceptent de cotiser auprès de caisses complémentaires. Cela leur permettrait d'avoir une retraite de 365 €/mois.

Si elles n'ont pas d'autres revenus, elles auront automatiquement droit au minimum vieillesse, soit un montant de 688 € mensuels.

Vers la suppression de la geringfügige Beschäftigung ?

Depuis le 1er avril 2003, c’est la règle qu’on appelle Geringfügige Beschäftigung qui s’applique spécifiquement aux mini-jobs.

L’employeur paie un montant forfaitaire de 25% à la Bundesknappschaft :

  • 12 % pour l'assurance retraite
  • 11 % pour l'assurance maladie
  • 2 % d'impôts

Il ne va pas sans dire que ces nouvelles lois ont déclenché de vives réactions parmi les syndicats allemands. Michaela Rosenberger, vice-présidente du NGG (premier syndicat allemand), souhaite simplement et purement supprimer ce type de contrat car il entraîne "directement dans la pauvreté".

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