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Premier job en Allemagne après les études ? Ce que souhaitent les recruteurs allemands

Contrairement à la France, l'Allemagne ne dresse pas chaque année un classement des formations les plus prestigieuses (écoles de commerce, écoles d'ingénieur, ENS, etc.). Le recruteur allemand ne se fonde donc pas sur l'établissement dont est issu le candidat pour sélectionner ses collaborateurs. Quels éléments sont donc pris en compte par le DRH d'outre-Rhin lorsqu'il doit opérer un choix entre divers postulants ? Les notes obtenues au bac ou à l'Abitur ? Les hobbies ? Pas tellement...

D'après une enquête réalisée auprès des recruteurs par l'institut universitaire technique de Coblence, la grande majorité des DRH (83,3%) déclare porter un grand intérêt aux stages réalisés par le jeune diplômé. Plus d'un sur deux (53,2%) juge déterminantes les notes obtenues par le candidat au cours de son cursus universitaire. Dans le cadre de ce sondage commandé par le site d'offres d'emploi allemand Jobware, 442 recruteurs ont été interrogés.

L'établissement d'origine et les notes du bac comptent peu

Un recruteur allemand sur deux (50,7%) donne de l'importance aux compétences linguistiques (langues étrangères) du candidat. Plus d'un sur trois (37,8%) considère un séjour à l'étranger comme un élément positif. Les DRH d'outre-Rhin sont très peu nombreux (9,7% seulement) à prêter attention à l'établissement dont est issu le jeune diplômé. Ils ne sont que 5,7% à estimer les notes obtenues au bac décisives. Les hobbys pratiqués par le postulant n'intéressent quant à eux que 5 % des recruteurs.

De nombreux candidats peinent à se vendre

Si le jeune diplômé n'a pas convaincu le recruteur, c'est souvent car il n'a pas réussi à se vendre. Plus d'un DRH allemand sur deux (53,8%) estime que les candidats sortant de l'université sont incapables de présenter correctement les compétences qu'ils possèdent. Un recruteur sur deux (50,2%) a également critiqué les prétentions salariales irréalistes de certains postulants. Enfin, près d'un sur deux (46,8%) a dénoncé le fait que les jeunes diplômés se rendent souvent à l'entretien sans s'être réellement informés au préalable sur l'entreprise au sein de laquelle ils candidatent.

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