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Témoignages d’expatriés français vivant et travaillant à Berlin

Témoignages d’expatriés français vivant et travaillant à Berlin

Nombreux sont les Français souhaitant vivre et travailler à Berlin, mais ne disposant pas d'un niveau courant de la langue allemande. Serait-ce raisonnable de s'installer dans la capitale allemande sans une maîtrise suffisante de la langue de Goethe ? Et comment aborder cette ville ? Lors des séances de coaching candidats de l'Académie Connexion-Emploi, nos membres ont pu conseiller Hélène, souhaitant justement se lancer dans l'aventure berlinoise et s'expatrier.

1. Présentation d'Hélène, Française souhaitant s'expatrier à Berlin sans parler allemand
2. Progresser en allemand : emploi à mi-temps, colocation et tandem linguistique
3. Conseils importants pour apprendre l'allemand sur place
4. Ne pas hésiter à se lancer dans la jungle berlinoise
5. S'intégrer parfaitement à la vie berlinoise
6. La belle vie à Berlin malgré le manque de la famille



Présentation d'Hélène, Française souhaitant s'expatrier à Berlin sans parler allemand

1. Présentation d'Hélène, Française souhaitant s'expatrier à Berlin sans parler allemand

Voici comment Hélène présente son profil et résume ses attentes en face des expatriés français vivant en Allemagne depuis quelques années :

"Je désire partir travailler à Berlin. Pour cela, je souhaiterais connaître la meilleure période pour les recrutements ? Je suis diplômée d'un bac +5, maîtrise bien l'anglais, mais ne parle pas un seul mot d'allemand. J’envisage à court voire moyen terme à prendre des cours une fois que je serai sur place. Je suis à la recherche d'un emploi dans le domaine de la communication / marketing, si possible dans l'industrie de la musique, car c'est ma passion."

Les réactions ne se font pas attendre...



Progresser en allemand : emploi à mi-temps, colocation et tandem linguistique

2. Progresser en allemand : emploi à mi-temps, colocation et tandem linguistique

Franck nous partage sa longue expérience et ses différentes étapes pour maîtriser la langue de Goethe :

En découvrant tes attentes, je me suis dit comme nombre d'autres ici que tu étais bien naïve de penser pouvoir venir travailler en Allemagne sans le moindre rudiment d'allemand. Je suis arrivé ici, à Berlin, il y a presque 19 ans maintenant à l'issue d'études d'allemand et de traductologie. J'avais donc un bagage linguistique.

Ceci étant, il m'a fallu du temps pour saisir les différences de mentalité entre l'Allemagne et la France, les comprendre, puis les intégrer. D'après ce que j'ai compris, tu veux partir selon le principe Impossible n'est pas français. Ce principe n'est pas forcément négatif, mais si tu veux réussir ton projet, de grâce, pars avec une stratégie plus élaborée que : "Je cherche d'abord un emploi, même mal payé, et l'apprentissage de la langue se fera plus ou moins tout seul ensuite."

Même si beaucoup d'Allemands sont bienveillants et ont une opinion plutôt francophile, tu te rendras très rapidement compte que sans les connaissances linguistiques suffisantes, ni même des rudiments au départ, tu risques de t'essouffler rapidement. Si tu travailles dans un call-center, par exemple, il est probable que ton emploi mobilise l'ensemble de tes capacités physiques et mentales, si bien que tu serais épuisée à la fin de ta journée pour bûcher les cours d'allemand.

De plus, dans un contexte et milieu international, le risque serait que par désagrément de pratiquer un allemand qui est loin d'être parfait à la base, tu te retrouves tentée de ne pratiquer que l'anglais. Trouver un emploi sur place est donc certainement la première des priorités pour assurer ta subsistance, mais n'oublie pas les autres éléments qui te permettront d'améliorer ta qualité de vie dans ton nouvel environnement.



Conseils importants pour apprendre l'allemand sur place

3. Conseils importants pour apprendre l'allemand sur place

Je te conseillerais tout d'abord d'opter pour un emploi à Berlin à mi-temps, afin que tu aies l'autre moitié du temps pour suivre des cours d'allemand. Après avoir sollicité le conseil d'un professeur d'allemand langue étrangère, fixe-toi un objectif réaliste du niveau que tu veux obtenir au bout d'une certaine période. Par exemple, tu peux viser A2 sur 3 mois. Ainsi, tu pourras exploiter les connaissances acquises de manière interactive et plus rapidement.

Essaie de trouver un logement dans une famille ou une colocation où tu auras l'occasion quotidienne de mettre en pratique ce que tu as appris. Pour progresser encore plus rapidement, tu peux rechercher un tandem franco-allemand sur les réseaux sociaux p.ex., avec lequel tu pourras interroger tes connaissances dans une ambiance décontractée.

Continue ensuite à lire en allemand tout ce qui peut te tomber sous la main. Cela te permettra d'acquérir avec de l'agrément une sensibilité grammaticale exploitable dans la pratique et à l'écart de toutes ces immondes règles de grammaire à apprendre par cœur. Regarde la télévision activement, y compris les séries familiales et les soaps. Tu pourras en retenir nombre d'expressions et de tournures utiles pour tout type de situations de la vie quotidienne.

Et pour finir, tu remarqueras sûrement que quelques certitudes que tu avais vacillent ou qu'elles sont remises en question par des personnes ici. C'est normal, et il y a peut être lieu de s'en étonner, mais pas de s'en offusquer. Je te souhaite en tous les cas bonne chance dans ton projet.



Ne pas hésiter à se lancer dans la jungle berlinoise

4. Ne pas hésiter à se lancer dans la jungle berlinoise

Frédérique possède une expérience plus courte outre-Rhin et se reconnait dans le parcours d'Hélène :

Je suis arrivée en 2004 sans parler un mot d'allemand. J'avais suivi mon homme français en Allemagne de l'époque. Je parlais bien anglais mais j'avais mis un point d'honneur à ne parler qu'allemand pour une intégration rapide. J'ai pris 6 mois de cours d'allemand à la Volkshochschule, afin d'obtenir mon petit diplôme. Deux semaines plus tard, j'ai trouvé du travail dans un service client d'une start-up qui cherchait quelqu'un parlant français et anglais. Je suis restée 6 ans en Allemagne et revenue quasisement bilingue.

J'ai rencontré de super Allemands patients et heureux de voir quelqu'un qui essaye de parler leur langue, même si ma maîtrise n'était pas toujours correcte. Ce n'était pas du bon allemand. Prends peut être quelques cours avant en France et lance-toi. C'est toujours une belle expérience même si ça sera difficile parfois !



S'intégrer parfaitement à la vie berlinoise

5. S'intégrer parfaitement à la vie berlinoise

Laurent, un autre participant à notre séance de coaching, ajoute une pointe d'humour lors de cet échange :

Hélène, avant ton arrivée, il est important de faire un point. As-tu une sensibilité prononcée pour l'écologie ? Penses-tu devenir végane et changer radicalement ton alimentation pour le bien-être de la nature ? Aimerais-tu vivre en colocation jusqu'à l'âge de 38 ans ? Rêves-tu de rejoindre une équipe motivée dans une start-up très branchée ? As-tu déjà brunché ? La pluie et le ciel gris 300 jours par an ne t'impressionnent pas ? Tu aimes les sappes des années 80/90 et la minimal techno ? Tu es égocentrique, mais tu n'arrives pas à faire croire le contraire ? Tu aimes parler de culture parce que la culture c'est hyper bien ? L'événementiel et le digital sont tes priorités ?

Si tu réponds OUI à l'ensemble de ces questions, quelle que soit la période à laquelle tu arriveras, et ton niveau d'allemand s'améliorera. Tout se passera très bien pour toi ici, à Berlin.

Voici quelques témoignages d'expatriés Français à Berlin et autres hipsters de Berlin.

Enfin tu peux également rejoindre le Groupe Facebook de Français à Berlin si tu as besoin d'échanger ou de trouver des informations pratiques.


Quelques conseils vidéo pour travailler et vivre à Berlin



6. La belle vie à Berlin malgré le manque de la famille

Sandra, Française à Berlin depuis 6 ans, témoigne :

Il y a six ans, j'ai débarqué à Berlin au terme d'un voyage épique, pendant lequel je m'étais imbibée de café brûlant concocté par la British Airways. Tout avait commencé dans un aéroport londonien avec neuf autres Neuberliner intrépides. Nous participons au programme européen Leonardo da Vinci, et nous ne connaissions ni d'Ève ni d'Adam, mais le froid et l'inhospitalité de la capitale allemande nous ont poussés à nous accrocher les uns aux autres la majeure partie des trois mois passés sur place.

Finalement, je ne devais pas en rester là. J'ai dit au revoir à mes nouveaux amis, et j’ai entrepris de faire ma vie à Berlin. Formulé ainsi, ça peut paraître facile, mais ça ne l'est pas. Il y a eu des heurts. Par exemple, en matière de séduction, vu que je n'avais pas d'amis gays et que les hommes semblaient s'enfuir en courant dès que j'essayais de capter un tant soit peu leur regard, j'en ai rapidement conclu que le seul moyen de trouver chaussure à mon pied serait de rentrer définitivement au Royaume-Uni. Trois jours plus tard, je sortais avec l'homme (allemand) avec qui j'allais décider de passer le restant de mes jours.

Malgré mes études d'allemand, j'avais encore du mal à parler la langue. En plus, la rugosité notoire des Berlinois me donnait des envies de meurtre, et j'étais fortement tentée d'hiberner pour passer la saison froide. Cependant, il y a une excellente communauté d'expatriés français à Berlin, et cette découverte m'a empêchée de devenir folle. Je suis donc parvenue à gagner la confiance de certains autochtones et à me faire de bons amis allemands (vous voyez, je suis parfaitement intégrée !).

Trois ans après le début de mon aventure allemande, notre progéniture germano-britannique est née, et, d'une certaine manière, c'était une renaissance pour moi. Oui, cela peut paraître kitsch, mais une foule de "petits trucs" - Kleinigkeiten - un de mes mots favoris en allemand, m'ont soudain parue totalement insignifiants.

J’ai fait des choses dont je ne me serais jamais crue capable. Mon allemand n'était pas parfait, et alors ? Cela ne me dispensait ni d'appeler le médecin, ni d'aller remplir des formulaires administratifs sournois, ni de m'entretenir avec des inconnus. J'ai fait connaissance avec beaucoup d'autres parents, non seulement pour partager des histoires d'accouchement et de pipi-caca, mais aussi pour avoir une aide concrète, ce qui était d'autant plus nécessaire que nous n'avions aucune famille dans la région.

Bien sûr, ma famille et mes amis restés au Royaume-Uni me manquent terriblement, et je ressens une petite pointe de jalousie quand je réalise que les gens qui habitent près de leurs proches peuvent s'appuyer sur leur famille dans tous les domaines de l'existence. J'aimerais tellement que mon grand frère soit dans le coin pour réparer la machine à laver... Mais j'adore la vie que nous nous sommes construite, et je ne regrette pas le moins du monde d'avoir décidé de rester à Berlin il y a six ans.

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