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10 expressions allemandes à connaître pour briller au travail

10 expressions allemandes à connaître pour briller au travail

La langue n'est pas l'unique moyen de communication entre les gens, mais c'est bien le plus important. En Allemagne comme en France, elle trahit d'où vient l'interlocuteur : de quel pays ? De quelle région ? Quelle est sa classe sociale ? En effet, les personnes préfèrent choisir leurs mots avec beaucoup de précaution pour paraître plus cultivées et ainsi gravir les échelons de leur carrière professionnelle plus rapidement. Nous souhaitons donc vous expliquer l'importance de la façon de parler au travail dans un contexte germanophone. Vous trouverez également les 10 mots allemands pour "élever" votre niveau de langue et augmenter votre réussite professionnelle.



La langue maternelle - plus que juste l'allemand, l'anglais ou le français

1. La langue maternelle : plus que juste l'allemand, l'anglais ou le français

Lorsque nous parlons de la langue maternelle, on pense majoritairement à l'allemand, au français ou à l'espagnol.

La langue maternelle est la langue apprise dans la petite enfance par les parents ou d'autres personnes proches sans enseignement formel.

Mais la langue maternelle conditionne également la grammaire, la phonologie et le choix des mots de l'enfant. C'est pourquoi elle permet de tirer des conclusions sur la classe sociale d'origine du locuteur. Certes, s'extraire de sa classe sociale grâce à une formation adéquate reste possible, ce qui se traduit par un vocabulaire et un langage plus soutenus, mais cela est rarement le cas en raison d'un désavantage éducatif.


2. Le désavantage éducatif

Le désavantage éducatif est le fait que les personnes ayant un statut social et économique inférieurs sont désavantagées pour acquérir de l'éducation, ce qui rend difficile l'ascension vers une meilleure classe sociale. Des facteurs tels que le genre ou le bagage culturel d'une personne peuvent également entraîner un désavantage éducatif. Cependant dans cet article, c'est sur la langue que nous nous concentrerons. L'officielle égalité des chances en Allemagne n'existe donc qu'en théorie. La façon dont s'exprime une personne peut conduire à une discrimination consciente ou inconsciente, par exemple dans la vie professionnelle.

L'égalité des chances signifie que chacun a la possibilité de prouver son incompétence, comme le dit ce proverbe allemand : "Chancengleichheit bedeutet, dass jeder seine Chance bekommt, seine Unfähigkeit zu beweisen."

Cela semble compliqué, mais c'est assez simple : dans la vie professionnelle, celui dont la langue maternelle vient d'une classe sociale populaire est souvent discriminé, consciemment ou inconsciemment, lors d'éventuelles promotions. Cela rend l'ascension professionnelle et donc sociale plus difficile. En revanche, les personnes dont la langue maternelle vient d'une classe sociale aisée réussissent presque automatiquement, ne serait-ce qu'en raison de leur vocabulaire et de leur usage de la langue.


3. La réussite professionnelle et le langage sont directement liés

Certes, en Europe occidentale, nous sommes plus avancés que de nombreux pays dans le monde en matière d'égalité des chances. Néanmoins, les sociologues français Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron ont pu mettre en évidence les résultats suivants dans le cadre de leurs études dans les années 1960 : les enfants issus de milieux sociaux défavorisés présentent dès l'âge de deux ans des différences dans le développement du langage par rapport aux enfants du même âge issus de milieux sociaux plus aisés.

Plus tard dans leur enfance, ils sont plus susceptibles de fréquenter une "mauvaise" école, selon le système scolaire spécifique à chaque pays. Et ce, à intelligence et compétences égales. Ceci entraîne alors plus de difficultés à assimiler rapidement et durablement les connaissances scolaires.

Alors, la réussite scolaire est directement liée à la compétence linguistique de l'enfant et donc à sa classe sociale d'origine. Il est évident que cela a également des répercussions sur la carrière professionnelle. Dans la plupart des cas, les enfants issus des classes populaires ne changent jamais de classe sociale, et il en va de même pour les classes moyennes et supérieures. Les exceptions confirment la règle.

Le sociologue britannique Basil Bernstein a comparé des échantillons linguistiques des différentes couches sociales. Il est parvenu au résultat suivant : à intelligence (QI) égale, on constate des différences dans les domaines suivants selon la classe sociale d'origine, entre autres le vocabulaire, la longueur des phrases, la longueur des pauses et la longueur des mots.

Il en a déduit que plus la longueur des mots, des phrases et des pauses était courte, plus la classe sociale du locuteur était basse. Il a en outre demandé aux personnes testées à quels mots ils associaient les termes "compétent, sérieux, bien" :

  • Les personnes interrogées issues des classes sociales populaires ont par exemple citer les termes ambitieux, sociable, aimable ou poli.

  • Les personnes issues d'un milieu social plus aisé ont en revanche cité honnête, ordonné, vigoureux et en bonne santé.

Cela prouve les différences d'utilisation de la langue selon l'origine sociale. Ce n'est donc pas seulement le vocabulaire lui-même qui diffère, mais selon la classe sociale, les mots n'évoquent pas les mêmes choses.



Changer sa façon de parler pour plus de succès

4. Changer sa façon de parler pour plus de succès

Si le langage d'une personne est lié à son origine sociale et qu'il peut influencer sa réussite professionnelle de manière favorable ou défavorable, les questions suivantes s'imposent :

  • Est-il possible d'inverser ce mécanisme ?

  • Peut-on améliorer ses chances de réussite au travail en adaptant son usage de la langue en fonction du contexte ?

En effet, on a vu que le langage était, au moins en partie, un marqueur d'appartenance sociale. Par exemple, rares sont les personnes de plus de 25 ans qui utilisent le mot "Yolo" et seules les personnes du corps médical savent ce qu'il faut entendre par "abdominal".

Cela peut également fonctionner avec la classe sociale supérieure : plus le langage a "d'allure", meilleures sont les chances de réussite au travail et donc de promotion, non seulement dans la carrière professionnelle, mais aussi sociale.


5. "Un langage stylé", ce que cela signifie

La notion de style divise les gens parce que cela fait appel à la subjectivité. Beaucoup pensent alors évidemment à la mode et, comme chacun sait, les goûts sont différents. Il existe par ailleurs les styles de nage ou les styles architecturaux. Alors, comment le style peut-il être lié au langage et comment savoir quel choix de mots est "classe" et lequel ne l'est pas ?

Il y a différentes notions de styles qui s'appliquent aussi à la langue. Nous utilisons cette définition :

"Le terme "style" vient du latin ("stilus") et désignait à l'origine la particularité d'une personne lorsqu'elle écrit, que ce soit en ce qui concerne son écriture graphique ou justement sa manière de s'exprimer et le choix des mots."

Dans le contexte du langage, par conséquent, le style est compris comme les caractéristiques d'un mot, d'une phrase ou d'un texte écrit ou parlé qui le rendent unique. Votre style linguistique n'est donc rien de plus que votre façon à vous d'utiliser la langue, de construire des phrases et de choisir des mots.

En principe, "le style" est un terme neutre. Néanmoins, "stylé" est désormais associé à une connotation positive et "sans style" à une connotation négative. Dans notre cas, le langage "stylé" ou "classe" est attribué à la classe sociale aisée et le langage "sans style" à la classe populaire. Un langage stylé suggère donc une origine sociale plus favorisée et augmente, selon le schéma déjà décrit, les opportunités au cours de la carrière.

Comment peut-on alors améliorer le style de son langage ?



Les 10 mots allemands pour un langage plus

6. Les 10 mots allemands pour un langage plus "classe"

Comme nous l'avons déjà mentionné, non seulement le vocabulaire varie en fonction de la classe sociale, mais aussi la longueur des phrases, des mots et des pauses. Donc, si vous voulez vraiment adopter le langage de la "classe supérieure" allemande, vous devez veiller à ce que vos phrases, vos pauses et vos mots soient les plus longs possibles. Cela vous semble compliqué ?

En effet, et c'est pourquoi cela peut vite paraître artificiel. C'est précisément le problème si vous commencez à vouloir "manipuler" votre langue maternelle : vous perdez en authenticité et l'effet devient rapidement contre-productif. Si vous utilisez des mots dans un contexte non adapté, si vous les prononcez mal ou si vous les utilisez pour vous vanter, vous risquez rapidement de vous tirer une balle dans le pied et de devenir la risée de vos collègues et supérieurs, ce qui serait plus négatif que bénéfique pour votre carrière.

Toutefois, vous devez bannir la vulgarité de votre vie professionnelle, connaître le jargon de votre secteur professionnel et améliorer votre rhétorique. Ce dernier point a en effet une grande influence sur votre image, qui peut à son tour faire la différence entre réussite et échec au travail.

Pour cela, il peut suffire d'intégrer quelques-uns des 10 mots suivants dans votre langage de tous les jours. Utilisés correctement, ils vous feront paraître plus intellectuel, professionnel et "classe" :

Achtsamkeit (pleine conscience) : la pleine conscience est une forme extrême d'adaptation. On parle par exemple d'adaptation, d'un organisme à son environnement ou d'un document à un groupe cible.

Ambition (ambition) : si, lors d'un entretien d'embauche, on vous demande quelles sont vos ambitions à postuler à l'emploi proposé, vous devez être en mesure de comprendre cette question et d'y répondre sans problème. L'ambition décrit une volonté d'atteindre un objectif précis, pouvant parfois aller jusqu'à la soif de pouvoir.

Authentizität (authenticité) : ce mot désigne la conformité à la réalité. Être authentique c'est être vrai, naturel.

Differenz (différence) : la différence ne désigne pas seulement, au sens mathématique, le résultat d'une soustraction, mais aussi un montant manquant. Il signifie aussi la "non conformité" entre deux objets.

Eigeninitiative (initiative personnelle) : l'initiative personnelle est une expression intéressante à faire figurer dans toute candidature. C'est l'action de faire quelque chose de soi-même, sans recourir à l'avis, au conseil de quelqu'un d'autre. On parle d'un employé qui sait prendre des initiatives.

Funktionalität (fonctionnalité) : ce mot signifie parfaitement adapté à une fonction précise. Par exemple, pour passer un appel téléphonique, le smartphone est fonctionnel.

Hierarchie (hiérarchie) : plus vous êtes haut dans la hiérarchie, plus vous avez de responsabilité. C'est donc l'organisation des personnes au sein d'une entreprise en fonction du pouvoir, du statut et de la fonction.

Implizieren (insinuer) : dire quelque chose indirectement, de manière détournée. Voici un exemple simple : si quelqu'un dit : "Vous pourriez faire un effort de style quand vous parlez", il pourrait insinuer que son interlocuteur est issu des classes populaires.

Initiieren (initier) : lorsque vous initiez quelque chose, c'est vous qui donnez l'impulsion. Par une remarque malvenue, vous initiez par exemple un conflit entre deux collègues. Les synonymes sont donc introduire, inciter, donner une impulsion ou mettre quelque chose en route.

Innovation (innovation) : l'innovation est un terme que vous rencontrerez souvent dans votre vie professionnelle. Il désigne un processus de renouvellement, de nouveauté, souvent au sens technique. Dans le langage courant, on utilise le mot innovation à la place d'invention. L'innovation devrait décrire la réalisation concrète d'un produit ou d'un service.

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