Berlin promeut la voiture intelligente

CIDAL Berlin voiture intelligenteL'Allemagne est la patrie de l'automobile et elle entend le rester. Début mars, le ministre allemand de l'Économie et de la Technologie, Rainer Brüderle, a ainsi lancé un concours destiné aux ingénieurs. Il récompensera les concepteurs de voitures électriques "intelligentes", exploitant les derniers développements des nouvelles technologies pour améliorer la sécurité, l'alimentation en énergie ou encore la gestion de la circulation routière en temps réel.

"À travers ce concours, nous donnons une nouvelle impulsion pour faire en sorte que l'Allemagne demeure un site technologique leader dans le domaine de l'e-mobilité", a déclaré M. Brüderle. Le concours comporte trois volets : "voiture intelligente ­ réseaux intelligents - circulation intelligente". Les ingénieurs ont jusqu'au 31 mai pour imaginer la voiture de demain.

Voiture électrique intelligente

Le premier volet, celui de la "voiture intelligente" (smart car), vise à renforcer l'usage de logiciels informatiques pour améliorer les fonctions du véhicule. Une étude commandée par le ministère allemand de l'Économie, intitulée "Oser plus de logiciels dans le véhicule", a montré les opportunités à exploiter dans ce domaine. Il est, par exemple, possible de développer un assistant au freinage d'urgence basé sur un compteur de distance.

Ce progrès en matière de sécurité en générerait des améliorations en chaîne. Il permettrait, par exemple, de réduire les mesures de sécurité passives, telles que la mise en place de zones de déformation. Ces contraintes assouplies, le véhicule deviendrait à la fois moins lourd et moins cher.

Réseaux intelligents

Le deuxième volet du concours porte sur l'optimisation de l'interface entre le véhicule électrique et le réseau d'électricité. Il s'agit d'appliquer à l'automobile les possibilités naissantes des réseaux intelligents (smart grid). Le véhicule, transformé en accumulateur externe de courant électrique, échangerait ainsi en temps réel avec le réseau. Grâce à un logiciel spécifique, ses accus se chargeraient automatiquement en cas de pic électrique au sein du réseau. Si le conducteur n'utilise pas cette énergie rapidement, le véhicule la réinjecterait dans le réseau électrique.

Circulation intelligente

Le dernier volet, enfin, vise à utiliser le potentiel des technologies de l'information et de la communication (TIC) pour rationaliser la circulation automobile (smart traffic). Il s'agit de faire de la voiture électrique le pilier d'un système de circulation intelligent : l'interconnexion entre les véhicules permettrait, par exemple, d'en optimiser l'utilisation via des systèmes de partage (car sharing).

Voir l'article original sur le site du CIDAL : Berlin promeut la voiture intelligente

© www.cidal.diplo.de