La stratégie allemande pour les technologies de pointe cible les défis globaux

CIDAL Stratégie allemande pour les technologiesL'innovation est la clé de la compétitivité. Forte de cette conviction, la ministre allemande de l'Éducation et de la Recherche, Annette Schavan, a présenté vendredi aux députés du Bundestag les nouvelles priorités de la stratégie allemande pour les technologies de pointe à l'horizon 2020. Protection du climat, énergie, santé, alimentation, mobilité, sécurité, communication : les champs de recherche privilégiés ont trait aux grandes problématiques globales.

La stratégie allemande pour les technologies poursuivra, à l'horizon 2020, les objectifs qui lui ont été assignés lors de son lancement, en 2006. Il s'agit d'identifier des technologies-clés pour le développement économique et d'assurer à l'Allemagne une position de leader sur ces marchés. Il s'agit, également, de favoriser la coopération entre les scientifiques et les entreprises pour faciliter l'émergence d'innovations et la commercialisation de produits novateurs.

Environnement, santé, communication

Concrètement, l'Allemagne investira dans un certain nombre de projets d'avenir. Mme Schavan a cité la ville durable, qui absorbe autant de gaz carbonique qu'elle en émet, le développement de réseaux électriques intelligents et la montée en puissance des énergies renouvelables comme alternative au pétrole. Berlin entend, par ailleurs, mettre sur le marché un million de véhicules électriques d'ici à 2020.

À l'heure du vieillissement des populations, la santé s'impose aussi comme un enjeu majeur. Dans ce domaine, Berlin mise sur l'individualisation des thérapies, afin d'améliorer la prise en charge des patients. Il entend aussi promouvoir une alimentation plus saine et trouver des solutions pour garantir l'autonomie des personnes âgées jusqu'à un âge avancé.

Enfin, les nouvelles technologies de l'information et de la communication demeurent plus que jamais à l'ordre du jour. Parmi les priorités figure la protection de réseaux de communication ou encore l'accessibilité des connaissances via Internet.

3 % du PIB pour la R&D en 2015

En 2008, l'Allemagne a consacré près de 2,7 % de son produit intérieur brut (PIB) à la recherche et développement (R&D), a souligné Mme Schavan, lors d'un débat d'une heure et quart avec les députés. Ce chiffre n'avait jamais été atteint depuis l'unification. Le gouvernement fédéral entend le porter à 3 % du PIB d'ici à 2015. Stimulées par le soutien public, les entreprises allemandes ont augmenté leurs dépenses de R&D de 19 % entre 2005 et 2008.

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