Les entreprises misent sur le V.I.E.

Les entreprises misent sur le V.I.E.Du côté des entreprises, le V.I.E. est une véritable aubaine. Pour les grands groupes ou pour les P.M.E., c'est l'occasion de recruter dans de bonnes conditions afin de renforcer, voire de commencer leurs activités à l'étranger. Témoignages. Texte : Sébastien Vannier


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En Allemagne, ce sont près de 200 entreprises qui participent au programme du Volontariat International en Entreprise (V.I.E.). Dans cette liste, évidemment de gros groupes comme Total, AXA, BNP, Veolia mais il faut souligner que près de deux tiers sont des P.M.E. La répartition géographique des entreprises participantes est, elle, sans surprise et correspond au paysage industriel en général et à l'implantation des industries françaises en particulier avec une grande partie dans la Sud et en Rhénanie du Nord-Westphalie et très peu de V.I.E. envoyés dans des entreprises dans les nouveaux Länder.

Rapidement efficaces

Pour les filiales allemandes, l'arrivée des V.I.E. est toujours bien vue. "En tant qu'entreprise, nous apprécions la motivation et l'excellente formation des V.I.E., explique Eva Brecher directrice de Calyon à Francfort/Main, affilié au Crédit Agricole. Ils sont très rapidement capables de soutenir efficacement et de manière responsable les différents services de notre entreprise". Gordian Heindrichs, à la représentation de l'entreprise PSA Peugeot Citroën à Berlin, utilise exactement les mêmes arguments pour décrire les V.I.E. : "Nous soutenons évidemment l'arrivée des V.I.E. qui sont jeunes, talentueux et très bien formés. Pour nous, ce programme fait désormais partie intégrante de la stratégie de gestion du personnel de l'entreprise".

Embauche et plus si affinités

Dans des grands groupes comme le Crédit Agricole ou Peugeot Citroën, les V.I.E. peuvent être engagés pour un très grand nombre de tâchesdifférentes : "Nos 13 V.I.E. en Allemagne sont principalement à Saarbruck et à Cologne dans des branches comme le marketing ou la communication", explique Gordian Heindrichs. Du soutien au Senior Banker au domaine du marché des capitaux en passant par le controlling, la liste est également longue du côté de Calyon. Les entreprises ont tout intérêt ensuite à profiter de cette formation sur le terrain en recrutant ces jeunes à la fi n du V.I.E. : "Les chances sont trèsélevées si le travail a été convaincant, explique Eva Brecher. Nous avons embauché de nombreux V.I.E. dans le passé. Ils ont également d'autres opportunités à l'intérieur du réseau de notre banque". GordianHeindrichs raconte également que "certains V.I.E., même si ça ne vient évidemment pas du jour au lendemain, ont réussi à devenir directeur du marketing en Pologne, par exemple".

De l'autre côté du V.I.E.

Le cas de David Zawadka est un peu différent. De 2007 à 2009, il a lui-même été V.I.E. pour une petite entreprise d'édition de logiciels, I-Nova : "La première année a consisté à explorer seul le réseau allemand. Comme cela a bien marché, le contrat de V.I.E. a été prolongé et les premiers projets sont arrivés". L'été dernier, I-Nova a donc créé une filiale allemande, embauché un Senior Sales et également David Zawadka qui est devenu consultant avant-ventes. Avec un souvenir plutôt positif du programme V.I.E. une fois passé de l'autre côté de la barrière : "Aujourd'hui, si tout se passe bien, nous allons prochainement prendre un V.I.E. pour l'Allemagne. Avec ma propre expérience, je sais que, si nous lui confions une tâche précise, cela pourrait être très positif".

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TEXTE : SEBASTIEN VANNIER