Le profil de l’emploi rêvé par les Allemands évolue avec les années

CIDAL Emploi rêvé par les AllemandsSalaire, profil du poste, équilibre entre emploi et vie privée : après l'entrée sur le marché du travail, les priorités ne sont plus les mêmes qu'au temps de la vie étudiante. C'est ce que révèle un sondage du fournisseur automobile Continental, cité par le quotidien « Handelsblatt ».

Comment attirer des jeunes qualifiés dans l'entreprise ?

Confrontée à la nécessité de recruter de plus en plus de jeunes qualifiés en Allemagne, la direction des ressources humaines de Continental s'est interrogée sur les aspirations et sur les attentes de carrière de cette génération. Elle a donc décidé de sonder deux mille jeunes Allemands : un millier d'étudiants en sciences de l'ingénieur, économie et sciences physiques, et un millier de jeunes diplômés déjà en poste dans l'entreprise. Le résultat, publié le 26 novembre, a révélé des écarts significatifs.

En matière de rémunération, par exemple. Le niveau de salaire compte beaucoup pour les étudiants, pressés de gagner leur vie. Mais au bout de quelques années dans l'emploi, il n'est même plus cité parmi les trois premières priorités des salariés.

Il convient toutefois d'établir une différence entre les hommes et les femmes. Salariés, les premiers continuent de placer le salaire en tête de leurs préoccupations. Ils y voient la reconnaissance de l'estime que leur porte l'entreprise. Les secondes, par contre, y sont beaucoup moins sensibles. Elles attachent davantage d'importance aux perspectives de carrière et à la reconnaissance de leur travail.

Travail et vie privée

Le sondage montre, par ailleurs, que les salariés ne réalisent l'importance d'un équilibre entre travail et vie privée qu'une fois entrés dans l'entreprise. Ainsi, 78 % des jeunes professionnelles souhaitent la mise en place de modèles de temps de travail flexibles. Ce n'est le cas que de 61 % des étudiants.

La demande de soutien à la vie familiale et de respect des limites entre vie professionnelle et vie privée s'accroît aussi très nettement après l'entrée dans la vie professionnelle. Lorsqu'on leur demande s'ils seraient prêts à revoir leurs objectifs de carrière à la baisse au nom de leur famille, 61 % des salariés répondent oui. Ce n'est le cas que de 55 % des étudiants.

Source : CIDAL