Expatriation en Allemagne : quel est le profil du conjoint ?

Expatriation en Allemagne profil du conjointDécider de suivre son conjoint en Allemagne, découvrir la culture de nos voisins outre-rhin, partager une expérience de vie à deux, partir pour mieux se connaître soi-même... Tant de raisons qui incitent à la découverte de l'ailleurs. Quel est le profil du conjoint expatrié ?

Les femmes seraient plus enclines à suivre leur mari à l'étranger que l'inverse. Selon un sondage réalisé par Expat Communication sur les couples expatriés, 57% des femmes décident de sacrifier leur carrière professionnelle pour pouvoir suivre leur conjoint. Plus de 80 % d'entre elles profitent de cette opportunité pour changer de vie ; 89% pour découvrir une nouvelle culture et un nouveau pays ; enfin 64 % aspirent à un meilleur niveau de vie Malheureusement, la réalité est toute autre. Elles se retrouvent souvent isolées, ne maîtrisant, voire ne connaissant pas la langue. L'aventure peut prendre une mauvaise tournure si elles ne prennent pas rapidement leurs marques dans ce nouvel environnement.

Qui sont ces expatriées ? 67 % d'entre eux quittent leur travail

Le profil de ces femmes qui ont décidé de suivre leur mari a beaucoup changé. Aujourd'hui, mettre sa carrière professionnelle entre parenthèse n'est pas chose facile. "On est loin des clichés de la femme expatriée assistée et oisive", explique l'étude Expat Communivation. Plus de la moitié des conjointes interrogées travaillent et les ¾ d'entre elles ont un bac+5. Quitter son travail, s'adapter à un autre style de vie, peut entrainer le sentiment de sacrifier sa carrière au profit de celle du conjoint. La plupart de ces personnes vous diront que les premiers mois sont les plus durs. Ne plus être comme les autres, "rester en marge" des actifs : l'adaptation peut être psychologiquement difficile à vivre.

38% retrouvent un poste qui ne correspond pas à leur profil

Le premier poste que ces personnes retrouvent est souvent bien différent de celui qu'elles ont occupé avant leur départ. Près de 80 % d'entre elles ne retravaillent pas, et cela parfois contre leur gré. Parmi les 38% qui recherchent un emploi, à peine 10% retrouvent un poste en adéquation à leur profil.

Pour les expatriés dont les missions sont de 4 ans en moyenne, cela ne facilite pas la situation de leurs conjointes. Celles qui n'ont pas travaillé pendant leur séjour à l'étranger ont des difficultés à retrouver un emploi en France. Les parcours « atypiques » ne sont pas toujours bien vus par les recruteurs et les entreprises. De plus, ces périodes d'inactivité posent un réel problème car sans travail, il leur est impossible de cotiser pour la retraite.

58 % d'entre elles n'ont pas été préparées

Préparer son départ est très important car cela permet d'éviter les écueils de l'expatriation. Plus de la moitié des conjointes affirment pourtant ne pas avoir été préparées. Pour celles qui ont eu la chance d'être accompagnées, elles ont suivi des cours de langue - "ce qui est certes important, mais pas suffisant", déclare l'étude. En réalité, l'élément majeur pour réussir son adaptation est d'avoir un projet personnel.

Certaines entreprises proposent au conjoint des formations de préparation au départ. Mais ces programmes sont encore peu développés car les entreprises doutent de la réussite d'un tel accompagnement. Toutefois, la cause principale de l'échec d'une expatriation est une cause familiale.