EADS embauche

ParisBerlin EADS embaucheDix ans d'existence, de problèmes et de succès. EADS célèbre son anniversaire à l'ILA en se tournant vers le futur : les jeunes et le recrutement.


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"Il manque 3 000 ingénieurs en Europe par an, que nous ne trouvons pas, malgré la crise." Louis Gallois, président du groupe d'aéronautique et de défense EADS, ne pouvait pas le dire plus clairement : l'aéronautique a besoin de cerveaux, et elle embauche, dans tous les métiers techniques. Une garantie pour son développement, et rester ainsi innovante face aux pays émergents. Fondé en 2000, de la réunion de l'Aerospatial-Matra, de l'Allemand DASA et de l'Espagnol CASA, le groupe a décidé de célébrer ses dix ans à Berlin en essayant d'attirer les jeunes diplômés. L'entreprise franco-allemande a, pour ce faire, organisé sur le site du salon 20 workshops pour tous les jeunes potentiellement intéressés par l'industrie aéronautique (inscription sur le site d'EADS). Le but est de faire découvrir les différents métiers du secteur : de celui d'ingénieur sur les hélicoptères aux problématiques du financement industriel, des métiers relatifs à l'aviation de défense aux grands enjeux d'une aéronautique plus propre.

Vers une nécessaire globalisation

Avec près de 110 000 employés tout autour du monde, EADS a réussi à dépasser ses frontières originelles européennes. Le groupe insiste sur son rang parmi les entreprises favorites des jeunes diplômés : sixième en Allemagne auprès des jeunes ingénieurs, selon un sondage européen. L'entreprise veut offrir des carrières intéressantes et variées, au-delà de ses sites traditionnels que sont Toulouse et Hambourg. Car EADS, c'est bien plus que Airbus, qui dispute chaque année à Boeing la place de premier constructeur d'avions au monde.

C'est aussi l'espace, avec Astrium, et la construction pour Arianespace des lanceurs de satellites, la défense avec la conception d'avions militaires, comme le programme A400M, mais aussi les missiles et les équipements électroniques avec MBDA, les hélicoptères militaires et civils avec Eurocopter. "Les dix premières années d'EADS ont été celles de l'intégration, les dix prochaines seront celles d'une nécessaire globalisation", dit l'entreprise. Les défis sont immenses : passer la crise économique qui a durement touché les compagnies aériennes, boucler avec les États commanditaires le programme de l'A400M, déjà retardé de quatre ans, mener à bien le projet de l'A350XWB, remplaçant de l'A340. Passer les incertitudes sur l'actionnariat à la fois public et privé, très décrié par les Allemands. De quoi affronter les dix années à venir.

TEXTE : CAROLINE BRUNEAU