Croissance : l’économie allemande rebondit

CIDAL Economie allemande rebonditMalgré la récession en zone euro, l'Allemagne reprend le chemin de la croissance après le ralentissement de 2012. La nouvelle prévision de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) prévoit une augmentation du produit intérieur brut (PIB) de 0,3 % cette année, et de 2 % en 2014. Ménages et entreprises ont le moral.

L'Allemagne devrait bénéficier de la reprise de la croissance mondiale qui devrait, selon l'OCDE, atteindre 3,1 % cette année. « Si l'atonie de l'activité de la zone euro freine la reprise, le redressement du commerce mondial devrait faire progresser les exportations », écrit l'organisation dans la dernière édition de ses « Perspectives économiques », publiée ce mercredi.

De plus, la demande intérieure devrait continuer à soutenir la croissance allemande. « La hausse des rémunérations et de l'emploi, de même que la faiblesse des taux d'intérêt, permettront de soutenir la demande intérieure et de ramener l'excédent de la balance courante à 6 % du PIB », poursuit l'OCDE.

Le moral des consommateurs au plus haut depuis 6 ans

Au premier trimestre, c'est essentiellement à la vigueur de la demande intérieure que l'Allemagne a dû la légère croissance de son PIB. Les ménages allemands ont actuellement le moral au plus haut. Le baromètre GfK du moral des consommateurs a atteint au mois de mai son niveau le plus élevé depuis septembre 2007, en passant de 6,2 à 6,5 points.

« L'atmosphère est portée par le niveau élevé de l'emploi, des accords salariaux généreux et la baisse de l'inflation », analyse Rolf Bürkl de la société GfK. En outre, la faiblesse des taux d'intérêt incite moins que jamais les ménages à épargner.

Entrepreneurs optimistes

Néanmoins, ce n'est pas le niveau du moral des consommateurs qui a le plus étonné les économistes allemands. C'est celui du climat des affaires. Malgré un début d'année assez poussif et le contexte de récession en zone euro, l'indice Ifo du climat des affaires a progressé en mai de 104,4 à 105,7 points, après deux mois de baisse. Or, cet indice est considéré comme le sismographe de l'économie allemande.

« La conjoncture allemande s'affirme dans un environnement européen difficile », a commenté Kai Carstensen, directeur des études conjoncturelles de l'institut Ifo. Le net regain d'optimisme affiché par les 7 000 entreprises interrogées par l'Ifo s'expliquerait par le gonflement des carnets de commandes. Les entreprises font face à une demande dynamique, qu'elles travaillent dans la constructruction mécanique, les biens d'investissements électrotechniques ou la chimie.

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