Berlin et Paris veulent intensifier leur coopération sur l’énergie

CIDAL Première conférence franco-allemande sur l’énergieLa France et l'Allemagne souhaitent faire de la transition énergétique un sujet de coopération majeur entre la France et l'Allemagne. Les ministres de l'Environnement des deux pays l'ont affirmé à l'occasion de la première conférence franco-allemande sur l'énergie, qui s'est tenue mardi 2 juillet à Paris.

La France et l'Allemagne souhaitent faire de la transition énergétique un sujet de coopération majeur entre la France et l'Allemagne. Les ministres de l'Environnement des deux pays l'ont affirmé à l'occasion de la première conférence franco-allemande sur l'énergie, qui s'est tenue mardi 2 juillet à Paris.

« Nous voulons que l'Allemagne et la France avancent ensemble et qu'elles deviennent le moteur d'une nouvelle croissance et de nouvelles opportunités pour l'ensemble du continent européen et même du monde », a souligné le ministre allemand, Peter Altmaier.

La coopération franco-allemande sur la transition énergétique doit devenir « un nouveau projet fondateur de la construction européenne », comme le fut la CECA (Communauté européenne du charbon et de l'acier) dans les années 1950, a déclaré son homologue française, Delphine Batho.

Première conférence franco-allemande sur l'énergie

Cette première conférence constituait un pas important dans la promotion d'une réflexion commune sur la transition énergétique. Elle a réuni, une journée durant, des chercheurs, de hauts responsables industriels et des décideurs politiques français et allemands. Ensemble, ils ont examiné les interactions entre les politiques énergétiques des deux pays, dégagé des effets de synergie et tiré des leçons des expériences faites de part et d'autre.

Tous les sujets ou presque ont été abordés, du cadre réglementaire au développement des réseaux électriques, en passant par l'innovation, les conditions d'investissement, l'évolution du marché de l'énergie en Europe, la part des énergies conventionnelles dans le bouquet énergétique du futur ou encore les efforts pour améliorer l'efficacité énergétique.

Par ailleurs, l'Union française de l'électricité (UFE) et l'Agence allemande de l'énergie (Dena) ont signé un accord de partenariat qui ouvre la voie à un partage d'expertise concernant la transition énergétique.

Pour stimuler le dialogue franco-allemand sur la transition énergétique, le Bureau franco-allemand pour les énergies renouvelables s'était déjà récemment transformé en un Office franco-allemand pour les énergies renouvelables. Son champ de compétences vient, en outre, d'être élargi à l'ensemble des thèmes relatifs à la transition énergétique.

Nouvelle révolution industrielle

Les gouvernements allemand et français souhaitent également que les partenariats industriels franco-allemands se multiplient dans le domaine de l'énergie. La transition énergétique est, en effet, porteuse de vastes opportunités en termes de développement industriel et d'emploi, ont insisté les deux ministres.

« L'Allemagne et la France sont aujourd'hui face à un défi qui va marquer comme aucun autre le XXIe siècle, à savoir l'entrée dans une nouvelle ère énergétique », a ainsi souligné M. Altmaier. « Nous sommes au début d'une nouvelle révolution industrielle. Et nous avons la chance, en Allemagne, en France et en Europe, d'être cette fois aux avant-postes de cette révolution ».

De plus, la transition énergétique fait converger les objectifs des politiques énergétiques menées par les deux pays, malgré les choix différents qui ont été faits par le passé. La France et l'Allemagne entendent ainsi développer massivement les énergies renouvelables, faire des efforts pour améliorer l'efficacité énergétique et réduire considérablement la part de l'électricité produite par des centrales nucléaires (de 75 % à 50 % d'ici à 2025 pour la France, d'environ 20 % à 0 % d'ici à 2022 pour l'Allemagne).

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